À qui appartient le «backcountry»?

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Jean-Sébastien Massicotte

Journaliste pendant 15 ans au quotidien Le Soleil, à Québec, Jean-Sébastien Massicotte a signé la chronique et animé le blogue Plein Air de ce journal de 2011 à 2018. Désormais chroniqueur plein air et créateur de contenu d'aventure indépendant, il est à la barre du podcast L'Appel de l'aventure. Et comme toujours, l’Abitibien d'origine ne rate jamais l’occasion de passer à l’action pour le bénéfice d’une bonne histoire.
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L’histoire serait presque drôle si elle n’était pas ponctuée de poursuites judiciaires.

C’est que le géant de la vente en ligne d’équipements de plein air, Backcountry.com, s’est mis en tête qu’il devait protéger son nom de commerce.

— Photo Jean-Sébastien Massicotte

Protéger «backcountry» et poursuivre tous ceux qui l’utilisent sans autorisation. Des douzaines de cas comportant le terme dans leur nom seraient répertoriés.

Le problème, c’est que le mot anglophone qui signifie «arrière-pays» est plutôt commun et générique. D’où le questionnement et la frustration de plusieurs qui dénoncent cette appropriation plutôt sauvage, à grands coups d’avocats.

Un peu comme si tout à coup, «plage», «montagne», «aventure» ou encore «mer» devenaient des termes interdits d’utilisation.

Rapportant la nouvelle à la fin du mois d’octobre, le journal The Colorado Sun pose même la question à savoir s’il s’agit là d’une bonne pratique commerciale… ou plutôt d’intimidation inacceptable?

Backcountry a déposé la marque il y a environ un an pour la protéger spécifiquement d’un usage pour des sites de ventes en ligne ou pour des équipements de plein air. Depuis, le géant poursuit toutes les petites entreprises qui utilisent «backcountry» dans leur nom. Même si elles avaient déposé la marque avant.

The Colorado Sun donne notamment en exemple le fabricant de jeans Backcountry Denim, poursuivi en mars dernier. Après une sérieuse bataille, la petite entreprise a dû perdre son nom et devenir BDCo.

Un groupe baptisé Backcountry Babes, qui organisait des formations en sécurité aux avalanches auraient même été poursuivi.

Une saga qui prend une drôle de tournure quand on sait qu’un autre géant du plein air, Backcountry Access, n’a pas été inquiété. Son cofondateur, Bruce Edgerly, souhaitait par ailleurs convaincre son ami et cofondateur de Backcountry.com, John Bresee, de cesser les manoeuvres de protection et les poursuites généralisées.

Mais Bresee est décédé subitement dans son sommeil en juin. Et les actions se poursuivent…

«Je crois que personne ne devrait pouvoir détenir les droits sur le terme «backcountry», estime pour sa part Jordan Philips, fondateur des jeans désormais appelés BDCo.

Et vous, qu’en pensez-vous? Commentez ci-dessous!


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Nirmal Purja réussit les 14 plus hauts sommets de la terre en moins de 7 mois

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Jean-Sébastien Massicotte

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C’était l’un des paris les plus fous jamais pris dans le monde de la montagne. Gravir en moins de sept mois continus les 14 sommets les plus hauts de la planète. Après 189 jours d’action sur les 8000 mètres, l’alpiniste Nirmal Purja vient d’annoncer son succès.

Je vous en parlais au printemps, c’était un exploit qui était pourtant bien improbable au départ.

Il faut dire que depuis l’enchaînement des 14 sommets de 8000 mètres pour la première fois, par Reinhold Messner en 1986, personne ne s’était réellement pressé autant dans cette quête extraordinaire. Le record précédent, détenu par le regretté Coréen Kim Chang-Ho, était de… 7 ans, 10 mois et 6 jours!

Car il faut comprendre la complexité de pareil enchaînement. Pour réussir son exploit, Nirmal «Nims» Purja a dû triompher de tous les obstacles grâce à une heureuse combinaison d’expérience, de forme physique, de logistique… et de chance.

Pour réussir son exploit, Nirmal Purja s’est entouré principalement de grimpeurs népalais. — Photo tirée d’Instagram @nimsdai

Et s’il a eu son lot de complications — notamment quatre sauvetages, dont certains à l’issue mortelle et des difficultés financières — durant l’aventure, «Nims» a su persévérer pour compléter le prestigieux enchaînement en exactement six mois et sept jours.

Le 29 octobre, il a ainsi atteint le sommet du Shishapangma (8027 mètres) après avoir obtenu une permission spéciale des autorités chinoises, qui avaient fermé la montagne aux grimpeurs.

À noter, le Népalais d’origine, ancien officier des forces spéciales britanniques, utilisait de l’oxygène au besoin pour ce qu’il avait baptisé «Project Possible».

Un nom qui convient plus que jamais désormais…


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Épisode 12 / Spécial ski de montagne avec Maxime Bolduc de la FQME et Thomas Thiery d’Est Ski

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En attendant la neige, profitez d’un tour d’horizon en vue de la prochaine saison de ski de montagne avec l’épisode 12 de votre podcast plein air L’Appel de l’aventure.

Dans un premier temps (1:52), Maxime Bolduc, coordonateur ski de montagne à la Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, nous parle du phénomène qui gagne en popularité hiver après hiver.

Développement, sécurité, nouvelles destinations… Jean-Sébastien fait le tour du sujet avec Maxime.

Puis, entretien avec Thomas Thiery (35:13), du populaire collectif Estski.ca. On revient sur les débuts du projet, la passion du skieur français pour la glisse dans l’Est et les expéditions récentes au Labrador.

D’ailleurs, ne ratez pas la présentation du film Bienvenue à Nain en novembre (boutique.estski.ca).

Épisode présenté en collaboration avec www.arcteryx.com, en partenariat avec la boutique www.pagaiequebec.com

Bonne écoute!


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Infranchissable le «super mur» de Trump? Un grimpeur triomphe… en moins de 18 secondes

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Le controversé président américain Donald Trump n’en serait pas à sa première exagération: son «super mur» à la frontière du Mexique est-il vraiment infranchissable et testé par des grimpeurs de premier plan, comme il le prétend?

Rappelons qu’il y a quelques semaines, le milliardaire au toupet rebelle présentait aux médias du monde son fameux mur d’acier, mis en place à la frontière sud des États-Unis.

Sans aucune retenue, le résident de la Maison-Blanche annonçait alors que l’ouvrage ne pouvait être escaladé.

Encore plus, Newsweek racontait même que le président avait affirmé avoir reçu l’expertise de «20 grimpeurs doués» pour tester la structure au bénéfice du gouvernement fédéral. Personne n’aurait alors réussi à gravir l’obstacle.

Apparemment des grimpeurs de calibre mondial. Des champions même.

Le problème, c’est que comme le souligne le magazine Rock and Ice, personne dans le milieu de l’escalade ne connaît l’un des 20 montagnards en question. Pas même quelqu’un qui connaît quelqu’un…

Et bien sûr, aucun nom n’a été donné par l’administration Trump.

Ce qui fait que tout ce que l’affirmation a fini par créer, c’est une détermination à prouver que toute l’histoire était fausse et que le mur en question était loin d’être infranchissable. #Fakenews quoi!

Il n’en fallait pas plus, le défi était lancé!

Arrive dans le portrait Rick Weber, un grimpeur de 75 ans. L’ingénieur à la retraite a construit une reproduction exacte d’une section du mur de Trump, chez lui au Kentucky, histoire de permettre aux adeptes d’escalade de passer à l’action.

Rick Weber a mis quatre jours avec des amis pour créer cette réplique à l’identique du «super mur» de Trump à la frontière avec le Mexique. — Photo tirée de Facebook @richardhweber

Résultat, au terme d’une compétition amicale tenu en marge du Rocktoberfest, les 11 et 12 octobre derniers, de nombreux grimpeurs ont atteint le sommet de l’obstacle de 18 pieds de haut. Le plus rapide a pris moins de 18 secondes!

Il y a même une vidéo qui circule sur Internet où une fillette de 8 ans parvient au sommet du mur.

Évidemment, les mauvaises langues et les pro-Trump diront que les immigrants illégaux ne sont pas des grimpeurs expérimentés…

Mais gageons que pour certains en quête d’une vie meilleure, ce n’est visiblement pas ce dernier obstacle qui les arrêtera.


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Arc’teryx se lance dans le voyage d’aventure haut de gamme

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Connu pour ses vêtements de plein air de grande qualité, le fabricant canadien Arc’teryx espère donner la même signature à sa nouvelle gamme de produits: des voyages d’aventure haut de gamme guidés par des aventuriers certifiés de premier rang. Découvrez Arc’teryx Trips!

Groupe en randonnée dans les Tombstones, au Yukon. — Photo Arc’teryx Trips

On peut se surprendre de cette nouvelle offre de la part d’un des géants du vêtement plein air. Mais on peut comprendre l’intérêt dans le segment du voyage d’aventure et de la formation quand on connaît le succès depuis plusieurs saisons de l’Académie Arc’teryx, des voyages de formation pour différentes activités d’aventure dans les Alpes ou dans l’Ouest canadien et américain, guidés notamment par des athlètes soutenus par la marque de Vancouver.

«Arc’teryx s’est développée sur l’idée de départ qu’il existe toujours une meilleure façon de faire les choses», explique par communiqué George Weetman, v.-p. de la marque et du commerce électronique chez Arc’teryx. «Nos produits sont dessinés afin de fournir des solutions pour le plein air et, grâce à notre nouveau programme Arc’teryx Trips, nous voulons repenser la manière avec laquelle les gens explorent des destinations spectaculaires et éloignées en fournissant une expérience complète permettant par ailleurs d’essayer nos produits dans les conditions les plus intenses.»

Le programme de voyages de notre partenaire à L’Appel de l’aventure prendra son envol en 2020. Au calendrier, d’abord 11 aventures guidés en petits groupes (de 4 à 12 personnes) vers 10 destinations reculées à travers le monde. Fidèle à son ADN, les trips seront axés sur les sports centraux pour Arc’teryx: l’alpinisme, la course en sentier, l’escalade et la randonnée.

Arc’teryx proposera des sessions de course en sentier dans les Chilcotins, en Colombie-Britannique. — Photo Arc’teryx Trips

Parmi les premières destinations, de juin à septembre 2020, les aventuriers pourront visiter les Alpes (Chamonix, France, alpinisme), les Chilcotins (C.-B., Canada, course en sentier), la Corse (France, course en sentier), les Dolomites (Italie, escalade), la vallée Ghost River (Alberta, Canada, escalade), le Grand Teton (Wyoming, États-Unis, alpinisme), les Alpes suisses (Suisse, course en sentier), le bassin Titcomb (Wyoming, États-Unis, course en sentier), les Tombstones (Yukon, Canada, randonnée) ou encore le secteur du massif Wind River (Wyoming, États-Unis, escalade).

À noter, certains voyages seront uniquement destinés aux femmes. Et pour ceux et celles qui voudraient une aventure encore plus exclusive, des voyages privés seront aussi possibles.

Tout cela a un prix évidemment: entre 3000 $CAN et 8000 $CAN par personne, taxes incluses. À cela il faut ajouter les frais de déplacement à partir de votre lieu de résidence jusqu’à la destination de départ.

Aventure verticale dans les Dolomites, en Italie. — Photo Arc’teryx Trips

Une fois sur place, vous aurez un accès privilégié à certains guides et athlètes des plus réputés dans un format intimiste, avec un petit ratio clients/guide. Du nombre, notons notamment la skieuse professionnelle Jessica Baker, le montagnard Walter Zoerer, le coureur Adam Campbell et la skieuse et coureuse Janelle Smiley.

Les réservations débutent dès maintenant et pour tous les détails sur les aventures, visitez le trips.arcteryx.com.


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Épisode 11 / L’achalandage en plein air… un problème? Et Alex Genois trouve ses limites au Tor des glaciers

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De la foule dans les sentiers, à la solitude durant le Tor des glaciers, c’est un voyage au bout des extrêmes que nous vous proposons pour l’épisode 11 de L’Appel de l’aventure, votre balado plein air.

D’abord une discussion au sujet de l’achalandage en plein air. Est-ce rendu un problème généralisé?

L’exemple du mont Wright, à Stoneham, où l’on a dû restreindre l’accès aux sentiers cet automne, vient en tête naturellement. Retour sur les raisons qui ont poussé la municipalité à agir de la sorte.

Puis, tour d’horizon pour faire l’état des lieux dans les parcs nationaux du Québec, le temps d’un entretien avec Simon Boivin, responsable des communications à la Sépaq.

Dans son côté, le coureur Alexandre Genois s’est retrouvé bien seul début septembre, durant le Tor des glaciers. Il nous raconte son parcours durant l’hallucinante course de 450 km et 32 000 m de D+ dans les Alpes italiennes, où il a atteint ses limites… au point de parler aux vaches!

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Bonne écoute!



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Rob Lea réussit son ultime triathlon mondial

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Prenez séparemment les trois volets de l’ultime triathlon à travers le monde de l’Américain Rob Lea et c’est un exploit digne de mention chaque fois.

Imaginez maintenant combiner l’ascension de l’Everest, la traversée de la Manche à la nage et celle des États-Unis à vélo dans la même année.

C’est ce que Lea vient de réaliser.

Reste à savoir s’il était bien courbaturé en début de semaine quand il a rejoint l’Atlantique après 39 jours et plus de 5600 km sur son vélo, mais il devait assurément ressentir une grande fierté à devenir la toute première personne à compléter les trois exploits.

Ce qui est encore plus extraordinaire est la rapidité à laquelle Lea est arrivé à ses fins. Il lui aura fallu environ six mois pour clore son triathlon de l’extrême.

Et dire qu’il a même pris le temps à travers ça pour se marier avec la skieuse professionnelle, aventurière et activiste Caroline Gleich, qui l’accompagnait au sommet de l’Everest (8848 m) en mai!

Rob Lea a complété sa traversée des États-Unis à Nantucket, Massachusetts. — Photo tirée d’Instagram @rob.lea

Rappelons que ce que Rob Lea a baptisé le Ultimate World Tri For Gender Equality visait à mettre en lumière l’importance de l’égalité des genres.


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Solo «sous-marin» sur la plus haute cascade du Japon

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Pourquoi? C’est assurément la question qui vous viendra à l’esprit en visionnant la vidéo du Japonais Toru Nakajima, qui gravit la plus haute cascade de son pays, en solo intégral.

Car au-delà de la folie de l’ascension sans aucune sécurité de la voie de 350 mètres, c’est le fait de passer à l’action sur une paroi mouillée, sale et passablement fragile qui rend l’exercice inimaginable.

Un exploit que l’athlète commandité par The North Face Japon a réalisé en août dernier pour le simple plaisir du geste libre sur le rocher. À chacun son bonheur!

Nakajima — qui a comme inspiration un certain Alex Honnold — rêvait depuis 10 ans de pareil solo intégral.

Dans Act on Reason, une production pour le moins esthétique qui met en valeur les spectaculaires chutes de Shomyo, Nakajima repousse les limites du concept appelé «Sawanobori».

Toru Nakajima en solo intégral sur la plus haute cascade du Japon — Photo tirée d’Instagram @saruzaemon9

C’est en japonais une forme d’escalade qui incorpore l’ascension de chutes, la traverse de ravins escarpés et la nage dans les gorges.

Bref, ni plus ni moins une forme inversée du canyoning. L’objectif ultime étant alors de remonter les rivières jusqu’à leur source. 

Nakajima avait réalisé la première ascension de la cascade en 2018 avec les grimpeurs Caroline Ciavaldini, James Pearson, Yuji Hirayama et Matty Hong, d’autres athlètes de The North Face.

La vidéo réalisée à partir de cette aventure donne un bon aperçu de la discipline, réel croisement entre l’escalade, la nage… et le jardinage!


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La Manche à la nage… quatre fois de suite!

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Déjà que traverser la Manche à la nage est un exploit digne de toutes les vantardises — dont on peut abuser jusqu’à la fin de son existence assurément —, imaginez maintenant quand on le fait… quatre fois de suite!

C’est ce qu’a réalisé en début de semaine l’Américaine Sarah Thomas, 37 ans, devenant du coup la première personne à réaliser l’exploit. La Texane d’origine a pris un peu plus de 54 heures pour relier quatre fois l’Angleterre et la France.

Après avoir notamment complété la traversée en 2012 et en 2016, Thomas a connu des ennuis de santé. Elle a combattu un cancer du sein en 2018. C’est d’ailleurs à toutes les survivantes que Sarah Thomas a dédié son exploit.

La nageuse d’expérience a dû batailler ferme de jour comme de nuit contre les courants et la marée qui lui ont compliqué la vie passablement. D’environ 128 km calculés sur papier pour les deux aller-retours, la distance a été étiré jusqu’à près de 210 km à cause des éléments qui ont influencé le trajet de la nageuse.

Sarah Thomas en action entre l’Angleterre et la France — Photo tirée de Facebook

Comme si le défi n’était pas assez de taille comme ça, il a été rendu encore plus difficile par une nausée persistante dont a souffert la sportive tout au long de l’effort. L’équipe de soutien de Thomas a tenté tant bien que mal de trouver une solution, en vain.

Fait à noter, l’entourage de la nageuse ne pouvait pas lui toucher durant toute l’aventure, seulement lui remettre le nécessaire pour assurer son ravitaillement. Et comme elle le raconte elle-même sur Facebook dans son récit de l’exploit, Thomas devait rester en contact avec l’eau en permanence, y compris à ses arrivées intermédiaires en France et en Angleterre.

Auparavant, seulement quatre nageurs avaient traversé la Manche trois fois de suite.


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Désespérés, ils sont sauvés par une bouteille Nalgene lancée dans le courant

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Coincé en haut d’un chute d’eau sur une branche de la rivière Arroyo Seco, en Californie, Curtis Whitson était à bout de ressources. Isolé dans l’arrière-pays, Whitson ne pouvait que constater la situation délicate dans laquelle il se retrouvait en compagnie de sa copine et de son fils de 13 ans durant un voyage au fil de l’eau.

Arrivés au sommet d’une chute de 40 pieds de haut — la partie la plus délicate de leur aventure —, Curtis, Krystal et Hunter ont constaté avec frayeur que la corde qui devait permettre la descente en sécurité était manquante. Et avec la force du courant et le débit de la chute, Whitson ne jugeait pas possible d’utiliser la corde qu’il avait amené avec lui.

Bien sûr, des proches étaient au courant de l’aventure de la petite famille sur la rivière, mais les secours n’allaient être alertés que dans quelques jours, quand ils allaient découvrir qu’ils n’étaient pas rentrés.

Sans signal cellulaire ni autre moyen de communication, le trio était dans le pétrin.

Puis, comme le raconte le Washington Post, Whitson a eu un éclair de génie en regardant la bouteille d’un litre Nalgene vert lime dans leur matériel.

Whitson a gravé «HELP STUCK» (au secours coincé) sur la bouteille avant d’y mettre une note rédigée sur un bout de papier.

Coincé sur une rivière au-dessus d’une chute de 40 pieds de haut, Curtis Whitson a gravé «HELP STUCK» (au secours coincé) sur sa Nalgene avant d’y ajouter une note manuscrite et de la lancer dans le courant. — Photo tirée d’Instagram @Nalgene

La Nalgene lancée dans le courant de la cascade, il restait à espérer qu’elle allait être trouvée…

Des secours qui sont finalement arrivés rapidement. En effet, dans un coup de chance inouï, des randonneurs ont trouvé la bouteille colorée dans un rétrécissement de la rivière seulement quelques heures plus tard.

Hélitreuillés dès le lendemain matin par les secouristes du California Highway Patrol, le trio ne pouvait que réaliser à quel point les choses étaient tombées en place de la bonne manière pour rendre ce sauvetage possible.

Mis au courant de la mésaventure qui a bien tourné, le fabricant Nalgene cherche maintenant à retrouver les deux randonneurs qui ont alerté les autorités.

En contact avec les survivants, Nalgene aimerait bien pouvoir les rassembler avec leurs sauveteurs.

Portée par les réseaux sociaux, gageons que cette autre bouteille à la mer arrivera encore à bon port!


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