EP 22 / L’escalade bousculée par la COVID-19: entretien avec le grimpeur et représentant Jean-Pierre Ouellet

Alors que les restrictions liées à la pandémie commencent tranquillement à être levées, Jean-Sébastien s’entretient de la situation et de ses effets avec le sympathique Jean-Pierre Ouellet, grimpeur et représentant de produits d’aventure (La Sportiva, Sterling et OnSite), bien connu dans le milieu.

Jean-Pierre Ouellet en action dans Stingray (5.13+) — Photo tirée d’Instagram 

Rejoint dans les Laurentides où il passe la période de confinement à notamment s’entraîner sur son mur intérieur dans son garage (voir photo ci-dessous), le spécialiste de l’escalade de fissures fait un constat lucide des défis qui se dressent à l’horizon.

Un entretien qui touche autant l’univers de l’escalade que celui du commerce spécialisé dans les sports de plein air, puisque Jean-Pierre gravite entre les deux depuis une bonne vingtaine d’années.


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Première descente en parapente après l’ascension du mythique Cerro Torre

Comme si gravir le mythique Cerro Torre, en Patagonie, n’était pas déjà assez exceptionnel, le grimpeur professionnel Fabian Buhl en a ajouté une couche la semaine dernière.

Une fois au sommet de l’aiguille qui culmine à 3128 m, l’Allemand de 29 ans a étendu la voile de son parapente sur la neige du sommet avant de s’élancer dans le vide. Une première.

Fabian Buhl durant sa descente en parapente du Cerro Torre — Photo tirée d’une vidéo

Et pour cause, même dans des conditions idéales l’opération reste délicate et incertaine. Mais quand tout va pour le mieux, un grimpeur et parapentiste peut quitter cet environnement hostile à vitesse grand V.

Parlez-en à Buhl, qui a retrouvé le plancher des vaches en à peine 17 minutes… au lieu de la journée et demie nécessaire pour compléter les nombreux rappels et la marche de retour vers la civilisation.

En deux équipes de trois grimpeurs, Buhl et ses copains de cordée ont gravi la voie Ragni.

Le magazine Rock and Ice souligne que la descente en parapente avait déjà été effectuée deux fois auparavant, soit par les frères Michael et Matthias Pinn en 1988, puis par Roman Tschurtschenthaler en 1991. Mais dans les deux cas, les parapentistes s’étaient fait déposer sur le sommet en hélicoptère.

Grimpeur de grand talent, il est étonnant de savoir que Buhl est relativement nouveau en parapente, lui qui s’y est mis il y a à peine un an!

«Cet automne j’ai volé passablement», a-t-il expliqué à Rock and Ice. «Mais je suis loin d’être un bon pilote.»

Difficile alors d’imaginer ce qu’il pourra accomplir lorsqu’il aura fait ses classes!


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En escalade solo sur la glace… un kayak attaché à son harnais!

Ce n’est pas nécessairement parce que c’est possible que c’est une bonne idée. Ou encore qu’il faut le faire…

C’est ce qu’on se dit en regardant la vidéo mettant en action un certain Steven Frisch.

Question de faire la démonstration qu’il pouvait facilement grimper en solo intégral (sans corde ou autre forme de protection) sur la glace jusqu’au très respectable niveau WI5, l’Américain a décidé de tenter l’aventure avec un kayak d’environ 45 lb attaché à son harnais.

La séquence tournée sur Bridal Veil Falls, à Valdez en Alaska, date de 2015. Elle est curieusement réapparue ces derniers jours sur des sites spécialisés comme celui du magazine Climbing par un tour de magie que seul Internet connaît.

Pour Frisch, l’encombrement du kayak est l’argument ultime prouvant son aisance sur la glace verticale. «En plus, n’importe quel défi extrême possède un attrait!» a-t-il justifié aux internautes qui questionnaient sur YouTube les motivations derrière pareille cascade.

Steven Frisch en solo… avec son kayak. — Photo tirée d’une vidéo YouTube

Pas nécessairement l’exploit le plus élégant, mais c’est certainement la preuve que lorsqu’il est question de tester le talent, il y en a pour tous les goûts.

Et comme le disait si bien Céline… «Take a kayak»!


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L’Everest à 70 ans pour l’increvable Marc Batard

Assurément, le Français Marc Batard a trouvé la fontaine de Jouvence. À 68 ans, il s’est remis à grimper sur les plus hauts sommets de la planète à un rythme effréné, lui qui se prépare même à retourner à l’Everest pour ses 70 ans.

Marc Batard posait ce mois-ci en compagnie du désormais célèbre alpiniste Nirmal «Nims» Purjal sur les flancs de l’Aconcagua. — Photo tirée de Facebook

L’alpiniste d’expérience prévoit s’attaquer au toit du monde sans oxygène en 2022, point d’orgue d’une série d’aventures sur les sommets les plus élevés de la planète qui vise le financement de sa future école de guides spécialisés dans la très haute altitude.

Marc Batard a frappé l’imaginaire en septembre 1988, lorsqu’il a réalisé une ascension record de l’Everest (8848 m) sans oxygène en 22h29min depuis le camp de base de la face Sud. Une marque qui tient toujours. Le Livre des records Guinness le présente d’ailleurs comme le premier à avoir réalisé l’ascension du géant en moins de 24h.

Disparu de l’avant-scène de la montagne et des ascensions engagées depuis près de 25 ans, Batard semble avoir retrouvé ses repères et le désir d’évoluer en altitude avec grand appétit.

Récemment, en  janvier, le sexagénaire a réalisé deux fois l’ascension d’affilée de l’Aconcagua (6962 m), ultime sommet des Amériques, en Argentine.

Pour celui qui est encore connu comme le «sprinter de l’Everest», ce retour à l’action en route vers le toit du monde est une occasion de joindre l’utile à l’agréable. «L’Everest, c’est un défi personnel, pour me faire plaisir. Mais l’idée, c’est aussi d’utiliser les médias pour rassembler des fonds pour le projet d’école de guides au Népal. Ça marche bien, on avance sereinement», a-t-il résumé en entrevue à Montagnes Magazine.

L’opération baptisée «La caravane de la transmission – L’Everest en partage» se décline en six étapes dans les Alpes et dans l’Himalaya, incluant l’exploit à venir à l’Everest.

Chemin faisait, Marc Batard souhaite ainsi soutenir la création de la première école de formation des métiers de guide de très haute montagne au Népal, l’Himalayan International Mountaineering School (HIMS).

Un legs pour le Français qui croit que l’éducation des professionnels de la montagne de tous les horizons doit être améliorée, en particulier quand vient le temps de guider sur les plus hautes cimes du monde.

La vidéo ci-dessous donne un aperçu physique du projet imaginé.


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Jornet, Fosberg, Sansoz et cie dominent des ordures pour la bonne cause

Les sessions photographiques de Dom Daher sont superbes malgré le fait que les modèles, des personnalités de l’aventure comme les coureurs et montagnards Kilian Jornet et Emilie Fosberg, ou encore la grimpeuse et alpiniste Liv Sansov, se retrouvent en action parmi les détritus.

Une façon de marquer les esprits pour Daher et les 10 sportifs mis en lumière de la sorte. Pour cette campagne baptisée «Une bouteille à la mer», une initiative du freeskieur Mathieu Navillod, l’idée était de mettre en contexte certains des premiers acteurs à constater directement la dégradation des milieux naturels.

Kilian Jornet, Emelie Fosberg, Liv Sansoz, Jean-Frédéric Chapuis (skicross, VTT), Mathieu Navillod (freeski), Stéphane Tourreau (apnée), Zébulon Roche (alpinisme, parapente), Rico Leroy (surf, SUP), Laurie Renoton (course en sentier, VTT, ski alpinisme) et Romain Raisson (parapente, freeski) posent ainsi pour Dom Daher dans des environnements sombres et sales qui tranchent avec ceux où l’on est habité de les voir évoluer, en grande nature.

Campagne avec Emilie Fosberg — Photos Dom Daher
Campagne avec Romain Raisson — Photos Dom Daher
Campagne avec Kilian Jornet — Photos Dom Daher

Sur le site Web du projet, Kilian Jornet explique le passage à l’action:

«Cette prise de parole collective me semble importante au moment où l’on sent les gens de plus en plus réceptifs au discours sur l’environnement. En tant qu’athlète de haut niveau, je suis acteur de cette pollution : on voyage partout dans le monde, on a beaucoup de matériel. Il y a quelques années, on prenait des hélicos pour les tournages, on parcourait la planète dans tous les sens en avion. Une vraie hérésie, avec le recul. Mais on peut se racheter et c’est le moment de le faire. La question est : comment réduire cette empreinte? Pour ma part, en réduisant mes allées et venues, en prenant le train quand c’est possible, en mangeant des légumes de mon jardin, en ayant l’habitation la plus écologique possible. Je sais que tout le monde ne peut pas se permettre de manger bio, que c’est une sorte de privilège, mais on peut faire du lobbying auprès des grosses compagnies alimentaires pour les obliger à faire du vrai bio bon marché. On a crée des montagnes de poubelles, mais en triant et en recyclant, on peut les réduire considérablement.»

La campagne présente du coup des statistiques frappantes liées à notre effet sur l’environnement, ou encore encourageant le recyclage ou d’autres moyens pour faire sa part et aider la nature.

De quoi attirer l’attention et faire réfléchir le public… et les athlètes eux-mêmes.

Car seul bémol, la remarque d’observateurs qui trouvent un peu hypocrite l’association entre certaines de ces vedettes et des commanditaires au coeur de réelles préoccupations environnementales. Le cas de Jornet et son partenaire Volvic, l’eau en bouteille, fait notamment sourciller depuis un moment.

Faut-il s’en offusquer? Vous en pensez quoi?


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Grimper plus vite… qu’un ascenceur

Depuis l’annonce de l’arrivée de l’escalade aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020, un intérêt marqué est accordé depuis au volet vitesse de la discipline. Et quand Red Bull s’intéresse à la chose, ça donne un défi assurément divertissant…

Le géant de la boisson énergisante a en effet convaincu Marcin Dzieński, le champion européen de vitesse, de compétitionner contre un ascenceur.

Marcin Dzieński en action contre l’ascenceur — Photo tirée de YouTube

Le course se joue sur un mur extérieur de 23 mètres en Pologne, au centre d’entraînement olympique.

Marcin Dzieński — Photo tirée de YouTube

Au-delà de la rivalité entre l’homme et la machine, la vidéo de Red Bull présente un survol détaillé de la discipline qui sera présentée au monde entier à Tokyo.

Aux JO, Dzieński sera à surveiller sur le mur de compétition — toujours identique au niveau des dimensions et des prises —qui aura alors 15 mètres de haut. Mais il aura de la sérieuse compétition, alors que le légendaire Adam Ondra, considéré par plusieurs comme le meilleur grimpeur au monde, s’est mis à la vitesse en vue du grand rendez-vous.

Je ne dévoilerai pas le punch de la course entre Dzieński et l’ascenseur, mais disons simplement qu’il faudra peut-être se poser la question quand vient le temps de gravir un édifice à étages la prochaine fois: je prends l’ascenceur, l’escalier… ou le mur?


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Épisode 13 / Se préparer à l’hiver avec Joanie St-Pierre et le retour du Festiglace

Au programme de l’épisode 13 de L’Appel de l’aventure, votre balado plein air, on se prépare de belles façons pour l’hiver.

Trottinette des neige, parc national de la Jacques-Cartier, hiver 2019

Dans un premier temps, on s’acclimate au froid hivernal avec l’aide de notre chroniqueuse famille Joanie St-Pierre de Ti-Mousse dans Brousse (3:38).

Joanie St-Pierre, chroniqueuse famille

Concepts de base, conseils et suggestions en prévision de l’arrivée de l’hiver, histoire d’assurer un maximum de confort et d’agrément pour les petits et les plus grands!

Et question d’être fin prêt à tous les niveaux, Sébastien nous propose (34:01) quelques activités hivernales à ne pas manquer, mais qui demandent de la préparation pour y participer.

Puis, Jean-Sébastien s’entretient avec Dany Julien (37:50), l’un des instigateurs du retour du Festiglace (www.festiglace.org), le réputé rassemblement de grimpeurs qui a fait vibrer les parois de glace et de roche de Portneuf de 1998 à 2007.

Épisode présenté en collaboration avec www.arcteryx.com, en partenariat avec la boutique www.pagaiequebec.com

Bonne écoute!


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Infranchissable le «super mur» de Trump? Un grimpeur triomphe… en moins de 18 secondes

Le controversé président américain Donald Trump n’en serait pas à sa première exagération: son «super mur» à la frontière du Mexique est-il vraiment infranchissable et testé par des grimpeurs de premier plan, comme il le prétend?

Rappelons qu’il y a quelques semaines, le milliardaire au toupet rebelle présentait aux médias du monde son fameux mur d’acier, mis en place à la frontière sud des États-Unis.

Sans aucune retenue, le résident de la Maison-Blanche annonçait alors que l’ouvrage ne pouvait être escaladé.

Encore plus, Newsweek racontait même que le président avait affirmé avoir reçu l’expertise de «20 grimpeurs doués» pour tester la structure au bénéfice du gouvernement fédéral. Personne n’aurait alors réussi à gravir l’obstacle.

Apparemment des grimpeurs de calibre mondial. Des champions même.

Le problème, c’est que comme le souligne le magazine Rock and Ice, personne dans le milieu de l’escalade ne connaît l’un des 20 montagnards en question. Pas même quelqu’un qui connaît quelqu’un…

Et bien sûr, aucun nom n’a été donné par l’administration Trump.

Ce qui fait que tout ce que l’affirmation a fini par créer, c’est une détermination à prouver que toute l’histoire était fausse et que le mur en question était loin d’être infranchissable. #Fakenews quoi!

Il n’en fallait pas plus, le défi était lancé!

Arrive dans le portrait Rick Weber, un grimpeur de 75 ans. L’ingénieur à la retraite a construit une reproduction exacte d’une section du mur de Trump, chez lui au Kentucky, histoire de permettre aux adeptes d’escalade de passer à l’action.

Rick Weber a mis quatre jours avec des amis pour créer cette réplique à l’identique du «super mur» de Trump à la frontière avec le Mexique. — Photo tirée de Facebook @richardhweber

Résultat, au terme d’une compétition amicale tenu en marge du Rocktoberfest, les 11 et 12 octobre derniers, de nombreux grimpeurs ont atteint le sommet de l’obstacle de 18 pieds de haut. Le plus rapide a pris moins de 18 secondes!

Il y a même une vidéo qui circule sur Internet où une fillette de 8 ans parvient au sommet du mur.

Évidemment, les mauvaises langues et les pro-Trump diront que les immigrants illégaux ne sont pas des grimpeurs expérimentés…

Mais gageons que pour certains en quête d’une vie meilleure, ce n’est visiblement pas ce dernier obstacle qui les arrêtera.


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Arc’teryx se lance dans le voyage d’aventure haut de gamme

Connu pour ses vêtements de plein air de grande qualité, le fabricant canadien Arc’teryx espère donner la même signature à sa nouvelle gamme de produits: des voyages d’aventure haut de gamme guidés par des aventuriers certifiés de premier rang. Découvrez Arc’teryx Trips!

Groupe en randonnée dans les Tombstones, au Yukon. — Photo Arc’teryx Trips

On peut se surprendre de cette nouvelle offre de la part d’un des géants du vêtement plein air. Mais on peut comprendre l’intérêt dans le segment du voyage d’aventure et de la formation quand on connaît le succès depuis plusieurs saisons de l’Académie Arc’teryx, des voyages de formation pour différentes activités d’aventure dans les Alpes ou dans l’Ouest canadien et américain, guidés notamment par des athlètes soutenus par la marque de Vancouver.

«Arc’teryx s’est développée sur l’idée de départ qu’il existe toujours une meilleure façon de faire les choses», explique par communiqué George Weetman, v.-p. de la marque et du commerce électronique chez Arc’teryx. «Nos produits sont dessinés afin de fournir des solutions pour le plein air et, grâce à notre nouveau programme Arc’teryx Trips, nous voulons repenser la manière avec laquelle les gens explorent des destinations spectaculaires et éloignées en fournissant une expérience complète permettant par ailleurs d’essayer nos produits dans les conditions les plus intenses.»

Le programme de voyages de notre partenaire à L’Appel de l’aventure prendra son envol en 2020. Au calendrier, d’abord 11 aventures guidés en petits groupes (de 4 à 12 personnes) vers 10 destinations reculées à travers le monde. Fidèle à son ADN, les trips seront axés sur les sports centraux pour Arc’teryx: l’alpinisme, la course en sentier, l’escalade et la randonnée.

Arc’teryx proposera des sessions de course en sentier dans les Chilcotins, en Colombie-Britannique. — Photo Arc’teryx Trips

Parmi les premières destinations, de juin à septembre 2020, les aventuriers pourront visiter les Alpes (Chamonix, France, alpinisme), les Chilcotins (C.-B., Canada, course en sentier), la Corse (France, course en sentier), les Dolomites (Italie, escalade), la vallée Ghost River (Alberta, Canada, escalade), le Grand Teton (Wyoming, États-Unis, alpinisme), les Alpes suisses (Suisse, course en sentier), le bassin Titcomb (Wyoming, États-Unis, course en sentier), les Tombstones (Yukon, Canada, randonnée) ou encore le secteur du massif Wind River (Wyoming, États-Unis, escalade).

À noter, certains voyages seront uniquement destinés aux femmes. Et pour ceux et celles qui voudraient une aventure encore plus exclusive, des voyages privés seront aussi possibles.

Tout cela a un prix évidemment: entre 3000 $CAN et 8000 $CAN par personne, taxes incluses. À cela il faut ajouter les frais de déplacement à partir de votre lieu de résidence jusqu’à la destination de départ.

Aventure verticale dans les Dolomites, en Italie. — Photo Arc’teryx Trips

Une fois sur place, vous aurez un accès privilégié à certains guides et athlètes des plus réputés dans un format intimiste, avec un petit ratio clients/guide. Du nombre, notons notamment la skieuse professionnelle Jessica Baker, le montagnard Walter Zoerer, le coureur Adam Campbell et la skieuse et coureuse Janelle Smiley.

Les réservations débutent dès maintenant et pour tous les détails sur les aventures, visitez le trips.arcteryx.com.


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Solo «sous-marin» sur la plus haute cascade du Japon

Pourquoi? C’est assurément la question qui vous viendra à l’esprit en visionnant la vidéo du Japonais Toru Nakajima, qui gravit la plus haute cascade de son pays, en solo intégral.

Car au-delà de la folie de l’ascension sans aucune sécurité de la voie de 350 mètres, c’est le fait de passer à l’action sur une paroi mouillée, sale et passablement fragile qui rend l’exercice inimaginable.

Un exploit que l’athlète commandité par The North Face Japon a réalisé en août dernier pour le simple plaisir du geste libre sur le rocher. À chacun son bonheur!

Nakajima — qui a comme inspiration un certain Alex Honnold — rêvait depuis 10 ans de pareil solo intégral.

Dans Act on Reason, une production pour le moins esthétique qui met en valeur les spectaculaires chutes de Shomyo, Nakajima repousse les limites du concept appelé «Sawanobori».

Toru Nakajima en solo intégral sur la plus haute cascade du Japon — Photo tirée d’Instagram @saruzaemon9

C’est en japonais une forme d’escalade qui incorpore l’ascension de chutes, la traverse de ravins escarpés et la nage dans les gorges.

Bref, ni plus ni moins une forme inversée du canyoning. L’objectif ultime étant alors de remonter les rivières jusqu’à leur source. 

Nakajima avait réalisé la première ascension de la cascade en 2018 avec les grimpeurs Caroline Ciavaldini, James Pearson, Yuji Hirayama et Matty Hong, d’autres athlètes de The North Face.

La vidéo réalisée à partir de cette aventure donne un bon aperçu de la discipline, réel croisement entre l’escalade, la nage… et le jardinage!


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