Arc’teryx veut racheter votre vieux manteau

Preuve de la confiance dans ses vêtements et ses équipements, le fabricant canadien Arc’teryx s’attaque à son tour à la surconsommation et la surfabrication en mettant en place le programme Rock Solid Used Gear.

Du coup, sous certaines conditions — mais seulement pour le marché américain dans l’immédiat —, Arc’teryx propose de racheter manteaux, pantalons et autres sacs à dos qui ne servent plus. Les pièces reprendront ensuite une vie d’aventures avec un nouveau propriétaire.

Un programme de vente de vêtements et d’équipements usagés qui suit celui du géant californien Patagonia et son Worn Wear.

Une façon de réduire les vêtements et équipements envoyés aux ordures ou encore qui sont sous-utilisés.

«Nous utilisons plus de ressources que nous aimerions d’une planète surutilisée. C’est un problème. C’est pourquoi nous voulons que vous considériez ce manteau, non pas comme un manteau, mais comme un cercle. Si vous ne le portez plus, nous trouverons quelqu’un qui le fera», explique Arc’teryx sur le site dédié à Rock Solid Used Gear.

Pour le marché américain, Arc’teryx propose un site Web transactionnel pour son programme Rock Solid Used Gear. — Photo tirée de rocksolid.arcteryx.com

Voilà donc une bonne nouvelle pour l’environnement quand deux joueurs d’importance de l’industrie du plein air montrent de la sorte la voie à suivre pour le futur. Espérons que les initiatives se généraliseront chez les autres fabricants.

Au final, c’est aussi une bonne nouvelle pour les consommateurs qui pourront profiter de produits encore en pleine forme, à prix réduits.

Idem pour les collectionneurs et autres mordus des deux marques qui pourront dénicher des pièces rares ou uniques, ainsi remises en circulation.

Autant Arc’teryx que Patagonia ont mis en place une procédure pour recevoir le matériel usagé, l’évaluer, le racheter, le nettoyer et le remettre en état pour la revente sur le Web.

Reste à savoir quand l’initiative d’Arc’teryx sera aussi en vigueur au Canada.

Probablement une affaire de taille de marché qui justifie ce départ 100% américain, question d’avoir suffisamment de produits usagés pour faire marcher le programme, tout en simplifiant le processus de rachat et de revente à l’intérieur d’un même territoire.

S’il nous faudra être patient pour pouvoir tirer avantage à notre tour du marché de l’usagé de la sorte, voilà tout de même un pas dans la bonne direction.


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Jean-Sébastien Massicotte

Journaliste pendant 15 ans au quotidien Le Soleil, à Québec, Jean-Sébastien Massicotte a signé la chronique et animé le blogue Plein Air de ce journal de 2011 à 2018. Désormais chroniqueur plein air et créateur de contenu d'aventure indépendant, il est à la barre du podcast L'Appel de l'aventure. Et comme toujours, l’Abitibien d'origine ne rate jamais l’occasion de passer à l’action pour le bénéfice d’une bonne histoire.
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